dimanche le 17 NOVEMBRE 2019

Cessez de vous juger vous-même

Ce n’est pas un secret que nous sommes nous-mêmes nos critiques les plus sévères. Mais « savoir » d’où viennent ces critiques peut vous aider à relâcher un peu la pression exercée sur vous-même.

par Jess Campbell

Je suis tellement idiot!… Pourquoi ai-je dit ça?… Pourquoi ai-je FAIT ça?… Qu’est-ce donc qui ne va pas avec moi?

Se juger soi-même.

Nous le faisons tous.

Et il faut dire que ça n’aide pas. Mais apprendre d’où viennent les jugements en premier lieu peut commencer à vous aider non seulement à comprendre ce qui se passe, mais aussi à arrêter l’auto-critique en pleine action. Et cela aide toujours.

DE QUOI AVEZ-VOUS PEUR?

Quand vous vous autojugez – que ce soit un chuchotement ou un cri à faire peur – c’est la peur qui parle. Il faut d’abord commencer par comprendre pourquoi nous nous auto-jugeons; nous devons d’abord comprendre de quoi nous avons tellement peur et pourquoi cela nous porte à nous autojuger tout d’abord.

Par exemple, un jugement commun qui habite peut-être votre esprit de temps à autre est que vous n’êtes pas assez bon. Le concept de « assez bon » peut concerner n’importe quoi : en tant que fermier, ou que partenaire, comme membre de la famille, ou comme quelqu’un qui essaie de se mieux nourrir, ou de contribuer à la communauté, ou d’être à l’heure – et la liste s’allonge.

Mais quelle est la définition de « assez bon », et qui décide? La réponse : VOUS.

Vous décidez ce que cette définition est pour vous-même. Et peut-être n’avez-vous aucune idée de ce que « assez bon » représente pour vous; alors, vous paniquez inconsciemment chaque fois que vous essayez de faire quelque chose. C’est pourquoi les gens ont peur de réussir ou de faire davantage avec leur vie, et alors rester bloqués dans leur emploi ou dans leurs relations les rend malheureux. Ils n’ont jamais pris le temps de définir ce que le succès signifie pour eux, alors essayer quelque chose de si indéfini les effraie.

EMBRASSEZ VOS ORPHELINS

Un autre aspect de l’auto-jugement pourrait résider dans toutes les choses que nous n’aimons pas à notre propre sujet. C’est peut-être la façon dont vous manifestez de l’impatience avec votre jeune bétail. Ou encore la façon dont vous parlez à vos jeunes enfants quand vous êtes fatigué. Ou peut-être votre nez. Le point est, en fait, qu’on est prompt à critiquer ce qui devrait être considéré comme nos meilleures réalisations et nos meilleurs comportements.

Essayez donc plutôt de les « embrasser ». Oui, vous avez bien lu. Examinez bien vos comportements et les traits que vous n’aimez pas en vous, et donnez-leur un peu d’amour! En fait, les choses que vous n’aimez pas en vous-même ne sont rien de moins qu’une facette de ce qui fait de vous ce que vous êtes. Vous n’êtes pas fait seulement de bonnes choses; c’est la lumière et la noirceur qui vous rend tel que vous êtes. Essayez donc de donner une chance égale aux deux aspects un peu plus souvent.

EXPLOITEZ LE POUVOIR DU PARDON

Le prochaine fois que vous vous rendrez compte que vous êtes en train de vous critiquer, (ou que la petite bête murmure à votre oreille) , arrêtez, et pardonnez-vous. Prononcez les mots « Je te pardonne », à haute voix ou dans votre esprit. Dites à vous-même que vous faites votre possible avec ce que vous savez à ce moment précis, et que vous pouvez choisir autre chose – soit immédiatement ou la prochaine fois que la situation se présentera. Parce que c’est vrai, n’est-ce pas? Oui, vous pouvez regretter de ne pas avoir dit ou fait quelque chose et vous en repentir maintenant. Mais l’acte d’auto-pardon vous offre l’occasion d’apprendre et de faire un choix différent la prochaine fois, un choix qui convient mieux à vos aspirations et à votre désir d’agir selon la personne que vous aimeriez être et la vie que vous aimeriez vivre surtout.

Reconnaissez vos craintes, tenez-vous fermement vos imperfections et pardonnez-vous. Ce sont les prémices de votre chemin en sens contraire de l’auto-jugement et vers un « vous-même » plus aimant, plus authentique.

dimanche le 3 NOVEMBRE 2019

Quelle honte! … ou peut-être pas

Connaitre la différence rentre la culpabilité et la honte est primordial si l’on veut comprendre son propre comportement.

par Jess Campbell

Prenez une minute pour réfléchir sur la façon dont vous réagissez quand vous commettez une erreur.

Vous sentez-vous frustré? Ou ennuyé? Peut-être un peu gêné – mais prêt à faire des excuses, à réparer, et aller de l’avant?

Ou bien, comme le plus gros des idiots de la planète, croyez-vous que vous ne devriez jamais rien faire, parce que vous êtes une personne terrible qui ne commet que des erreurs?

La culpabilité et la honte – des termes qu’on interchange souvent – sont deux sentiments différents. Connaitre leur différence non seulement vous aidera à améliorer votre communication et vos relations avec les autres, mais aussi votre communication et votre relation avec vous-même. Comment? Eh bien, cela vous aidera à comprendre à la fois votre comportement et le sentiment que vous éprouvez face à vous-même – et comment changer.

DÉFINIR LA CULPABILITÉ ET LA HONTE

Quand nous nous sentons coupable de quelque chose, nous mettons l’accent sur un certain comportement : Vous mangez trop de biscuits chaque soir après que les enfants sont couchés, vous êtes habituellement en retard, ou vous ne pouvez jamais vous coucher à une heure décente parce rue vous savez que vous avez des tâches qui vous attendent jusqu’à 5 heures du matin – et vous êtes mal à l’aise face à tout cela. Mais toutes ces choses, vous pouvez les changer, si vous le voulez.

La honte, d’autre part, met l’accent sur la façon dont vous vous sentez face à vous-même. Par exemple, vous croyez être rune personne terrible parce que vous mangez des biscuits la nuit, ou parce que vous êtes habituellement en retard, ou parce que vous n’allez pas au lit à une heure raisonnable. Vous croyez que ces comportements font de vous une mauvaise personne fondamentalement; vous vous sentez imparfait, et pensez que ces défauts vous rendent indigne d’amour, d’appartenance et de lien avec les autres.

LA DIFFÉRENCE

Selon le plus grand chercheur du monde sur la honte — la Dre Brené Brown — la culpabilité peut, en fait, être utile. Elle nous permet de maintenir notre comportement contre ce que nous valorisons vraiment et de nous mettre mal à l’aise à ce sujet, ce qui provoque alors le changement. La honte, elle, n’est d’aucune aide, selon Brown. Dans sa présentation « Écouter la honte », Brown explique que la honte est directement et fortement liée à des choses comme la toxicomanie, la dépression, le suicide, les troubles d’alimentation, l’agression et l’intimidation — mais cette culpabilité est en corrélation inversement proportionnelle avec ces mêmes éléments. Cela signifie que si vous êtes déprimé, ou si vous souffrez de dépendance, ou êtes agressif, vous sentez que c’est « ce que vous êtes », au lieu de sentir que c’est quelque chose que vous pouvez changer en vous-même.

COMMENT LA CULPABILITÉ PEUT-ELLE AIDER?

Essentiellement, il est beaucoup plus productif de se sentir coupable que d’éprouver de la honte. Encore une fois, le sentiment de culpabilité s’adresse à un comportement détermniné. Vous pouvez parfaitement changer vos comportements — trop manger, être en retard, dormir, et vous savez que vous pouvez changer. Bien sûr, il vous faudra sans doute un certain temps pour reconnaitre que vous pouvez changer, et ensuite il faudra un peu de travail, mais vous pouvez le faire! Régler votre alarme-réveil pour sonner un peu plus tôt, puis NE PAS retourner au lit une fois que l’alarme s’éteint, cela est totalement sous votre contrôle.

Ce que la culpabilité nous permet de faire, c’est de nous adapter. Nous reconnaissons notre comportement comme d’indésirables pirates qui nous font sentir coupables, et nous faisons donc face à un choix : continuer à nous sentir coupable chaque fois que ce comportement se produit, ou bien changer le comportement qui provoque le sentiment de culpabilité.

Mais nous ne pouvons pas nous débarrasser tout à fait de la honte; c’est un sentiment humain naturel, et nous allons tous la ressentir de temps à autre. L’antidote à la honte, selon Brown, est la vulnérabilité. Si vous pouvez vous permettre d’être vulnérable — d’avouer à quelqu’un ce que vous vous sentez et ce qui se passe, dans le but de vous sentir mieux et de devenir meilleur, alors, la honte perd son pouvoir, et vous pouvez commencer à aller de l’avant.

Souvenez-vous : nous commettons tous des erreurs et connaissons des échecs, mais cela ne fait pas de nous de mauvaises personnes.

Ce qu’est la gratitude, et pourquoi elle est une nécessité absolue dans votre vie.

Voyons un peu.

Qui n’a pas entendu parler de la gratitude ? Chacun sait ce qu’il « devrait » faire, mais il ne comprend pas très bien quel en est le but. Parfois, vous pensez peut-être en avoir assez d’entendre parler de la reconnaissance que vous devriez ressentir, car nous sommes tous tellement « bénis », n’est-ce pas ?

Il s’avère, pourtant que la gratitude – la comprendre, la sentir, cultiver ce sentiment dans votre vie quotidienne – est quelque chose de beaucoup plus puissant et peut avoir un impact beaucoup plus grand que vous pourriez le penser. 

Par exemple, c’est presque l’Action de grâces au Canada, une occasion de réfléchir sur la reconnaissance. Si l’année en a été une difficile, ou même une comportant plusieurs évènements inattendus, vous ne pouvez pas vous sentir particulièrement reconnaissant pour le moment. Sachez que c’est un sentiment tout à fait normal si l’année 2019 a été tout sauf brillante pour vous jusqu’à présent. Mais sachez aussi qu’apprendre à cultiver une « attitude de gratitude » donne un puissant coup de poing quand il s’agit du désir de vivre une vie plus heureuse, malgré les hauts et les bas.

QU’EST-CE QUE LA GRATITUDE ?

Selon Robert Emmons, Ph.D., le plus grand expert mondial en gratitude et professeur de psychologie à l’Université de Californie, à Davis, la gratitude comporte deux volets. Dans son article Pourquoi la gratitude est bonne (Why Gratitude is Good) Emmons dit, d’abord, que la gratitude est une affirmation de la bonté. Nous affirmons qu’il y a de bonnes choses dans le monde, des cadeaux et des avantages que nous avons reçus… la gratitude nous encourage à identifier une certaine quantité de bonté dans notre vie.

La deuxième composante de la gratitude, selon Emmons, consiste à reconnaître « les sources de la bonté comme quelque chose en dehors de nous-mêmes. » La bonté ne vient pas nécessairement de quelque chose que nous avons fait nous-mêmes, et dont nous pourrions être fiers. Nous reconnaissons que d’autres personnes – ou des pouvoirs supérieurs – nous ont fait beaucoup de cadeaux, petits et grands. »

En un mot, la gratitude germe en nous-mêmes lorsque quelque chose que nous apprécions nous est donné gratuitement, comme lorsque nous avons une journée productive (selon vos valeurs) sur la terre en raison du beau temps (librement donné) ; ou bien lorsque vous recevez un bilan de santé positif de votre médecin, ou quand quelqu’un que vous aimez vous fait un câlin, juste comme ça.

POURQUOI PRATIQUER LA GRATITUDE ?

Si vous êtes une personne qui préfère les idées appuyées par la rigueur scientifique, vous avez de la chance quand il s’agit de pratiquer la gratitude. Des centaines d’études ont été menées au cours des dernières années indiquant toutes sortes de raisons de pratiquer la gratitude. La gratitude est bonne pour notre santé, à la fois mentale et physique. Vous voudrez peut-être songer à cultiver une attitude de gratitude parce qu’il a été démontré, entre autres choses, que cela peut:

  • Réduire les symptômes d’anxiété et de dépression
  • Être bénéfique au corps en améliorant le sommeil, en réduisant la pression artérielle, en renforçant le système immunitaire et en encourageant l’exercice
  • Améliorer la résilience
  • Renforcer les relations
  • Nous apporter du bonheur

La recherche suggère également que vous pouvez bénéficier de cultiver la gratitude dans votre vie, même lorsque vous faites face à l’adversité. Qui ne voudrait pas apprendre à se sentir mieux quand la météo ne coopère pas et que la récolte est en retard, que plusieurs vaches souffrent de mammite, et que votre nouveau tracteur vient de tomber en panne ?

CHOISIR DE VIVRE AVEC GRATITUDE

Nous vivons dans une culture qui peut, parfois, rendre le sentiment de gratitude très difficile. Quand la tragédie frappe, quand quelqu’un que vous aimez décède, ou quand vous perdez confiance dans le gouvernement ou dans l’humanité — la gratitude peut finir par être l’émotion la plus éloignée de votre esprit.

Les avantages de vivre intentionnellement avec la gratitude sont clairs. Pourtant, la gratitude est un choix. Vous choisissez d’apprécier ces choses et expériences de valeur pour vous quand elles vous sont données gratuitement — un lit chaud lors d’une nuit froide, les belles couleurs de l’automne ou, tout simplement, votre prochaine aspiration d’air. Comme nous approchons de l’Action de grâces, sachez que vous avez la possibilité de vous sentir reconnaissant pour même les plus petites choses de votre vie. Vous n’avez pas besoin de vacances pour vous sentir reconnaissant pour le quotidien.

Notre prochain article dans notre série Le dimanche pour les soins personnels se concentrera sur des actions spécifiques et des conseils pour cultiver une attitude de gratitude. D’ici là, puissiez-vous choisir de vivre des moments de gratitude tous les jours. Joyeuse Action de grâce !

par Jess Campbell

Des relations saines, qui soient une force positive dans votre vie, sont possibles si vous décidez d’établir quelques règles pour vous guider.

 L’établissement et le maintien des limites sont essentiels pour entretenir des relations fonctionnelles et saines. Des limites saines sont également cruciales pour son autoprotection. C’est que peu d’entre nous comprennent ce que sont les limites, pourquoi nous avons besoin d’elles, ou comment les définir avec les gens que nous choisissons d’avoir dans nos vies. Alors, changeons cela.
 

LES FRONTIÈRES DE BASE

Avoir des limites personnelles signifie comprendre quelles sont vos propres limites, et vous créer des conditions autour de ces limites pour les garder en sécurité. Les limites peuvent être physiques ou émotives : les limites physiques comprennent votre corps, votre espace personnel et votre intimité, et les limites émotionnelles comprennent la séparation de vos propres sentiments des sentiments d’une autre personne.

La clé ici consiste à savoir quelles sont vos propres limites, ce qui n’est pas toujours aussi simple qu’il n’y parait. Si vous n’êtes pas sûr de l’endroit où vous en êtes, pensez à ce qui est tolérable, confortable et acceptable quand il s’agit de votre « moi » physique et émotionnel. Par exemple, est-ce que cela vous fait vous sentir mal et vous blesse physiquement lorsque votre cousin vous frappe le bras chaque fois que vous vous voyez? Se faire frapper au bras est votre limite. Et vous pouvez dire non à cela.

Un autre exemple serait qu’un vendeur vous appelle « Sweetie » ou d’un autre surnom trop affectueux (lire: inapproprié). Si cela vous met mal à l’aise, c’est en dehors de vos limites, et vous pouvez y dire non.

CONSTRUIRE DES LIMITES ÉTABLIR SES LIMITES

Levez la main si vous avez déjà dit oui à quelque chose à quoi vous vouliez vraiment, vraiment voulu dire non – mais dire non aurait signifié avoir à endurer passivement des commentaires agressifs d’un membre de la famille ou avoir honte pour « la fois où vous étiez un imbécile et avez refusé de m’aider » pour le reste de vos jours.

C’est un exemple très clair d’une frontière qui manque de respect. Même lorsque vous pourriez vous sentir coupable d’essayer d’appliquer cette limite, vous avez le droit de dire non à des choses que vous ne voulez pas faire, peu importe comment la personne qui pose la question peut se sentir à ce sujet.

L’établissement de limites saines commence par la compréhension que vous êtes responsable de vos propres paroles, actions et comportements, et que vous n’êtes pas responsable des paroles, des actions et du comportement des autres.

La prochaine fois qu’on vous demandera de faire quelque chose que vous ne voulez pas faire, dites non, peu importe comment vous pensez que l’autre personne pourrait réagir. À moins que cette personne soit en train de tomber dans un puits et ait vraiment besoin de votre aide, vous n’êtes pas responsable de la façon dont les autres choisissent de se sentir face à votre décision. Quelle que soit leur réaction, c’est leur choix de réagir de telle ou telle façon, et cela ne doit pas vous affecter.

FRONTIÈRES = LIBERTÉ

Vous êtes la juste personne qui choisit vos propres sentiments et pensées. Cela signifie que vous et vos émotions êtes et pouvez être séparés des émotions des autres; ce que vous ressentez n’a pas besoin d’être lié à ce que quelqu’un d’autre ressent. Si la personne du scénario de dire-non, qu’on vient de voir, a décidé de réagir avec colère ou d’utiliser la culpabilité pour tenter de débalancer votre décision, il est essentiel de comprendre que d’autres choisissent de réagir de cette façon et que leur choix n’est pas votre responsabilité.

Si déterminer des limites vous effraie, c’est correct; vous pouvez commencer par fixer de petites limites non menaçantes. Engagez-vous à prendre conscience de vos propres émotions et à faire passer vos propres besoins en premier. C’est peut-être difficile à faire au début, mais rappelez-vous toujours – vous en valez la peine!

par Jess Campbell

Alors, tu veux te lancer dans les soins personnels, vrai? Approche un peu, je vais te dire comment faire…

Si vous êtes en train de lire ceci, vous êtes génial! Pas parce que vous lisez cet article (merci quand même!), mais parce que vous êtes, vraisemblablement, à la recherche de moyens que vous, en tant que fermier, pourrez exploiter dans ce domaine.

Parce que vous êtes parvenu à réaliser que, peut-être, de vous enrager
et de pleurer chaque jour n’est pas normal.

Parce que vous avez commencé à comprendre que travailler 16 heures par jour et vous sentir totalement écrasé parce que « vous n’avez rien fait du tout », ce n’est pas un état d’esprit qui vous sert.

Parce que vous avez enfin réalisé qu’il vaut la peine de vous occuper de vous-même.

Lisez donc la suite des conseils pratiques sur la façon de commencer à prendre soin de vous-même – ou peut-être même mieux encore! – comment vous occuper de votre terre, de votre bétail et de vos machines.

Conseil no 1: PARLER AUX AUTRES FERMIERS

Personne ne peut le nier – les fermiers aiment bien parler! Mais causer avec vos amis fermiers est beaucoup plus profitable que seulement écouter ce qu’ils disent au sujet du rendement de leurs terres et sur la quantité de lait que produisent leurs troupeaux.

Parler à quelqu’un de ce qui vous ennuie est bon – mais parler à quelqu’un qui puisse répondre avec une réelle empathie est mieux. Les fermiers comprennent les hauts et les bas des autres fermiers, justement parce qu’ils sont probablement passés par là eux aussi. Vous confier à un ami fermier pourra probablement vous aider à vous sentir mieux parce que vous savez que votre interlocuteur comprend vraiment.

Conseil no 2: FAIRE UNE PAUSE

Il ne s’agit pas de passer trois semaines à parler sur la plage (c’est à espérer!) Comme tout fermier le sait, la liste des « À faire » peut facilement s’allonger tellement qu’elle peut devenir la liste des « À faire le reste de ma vie ». Et vous devez continuer de vous accrocher à cette liste parce que si vous ne le faites pas, rien ne se fera, pas vrai ? Alors, renversons cette logique: si vous prenez 10 minutes pour sortir de la moissonneuse-batteuse et vous étirer les jambes; pour sauter dans votre camion et faire une ronde de café; ou seulement vous étendre sur la pelouse et contempler les nuages sans rien faire – le travail sera encore là, au bout de 10 minutes. La différence est que vous vous serez alloué une pause, pour respirer et peut-être même pour vous reposer.

Conseil no 3: TRACER UN PLAN

Peu importe qui vous êtes et à quoi vous passez votre temps, avoir quelque chose à viser au loin fait passer les jours plus vite. Alors, planifiez quelque chose! Un diner à la maison avec des amis. Un coup de fil à quelqu’un que vous aimez bien (des points pour « chatter » sur votre Bluetooth tout en travaillant si vous ne pouvez prendre une heure de votre journée). Une célébration ou une autre rencontre avec des amis, la famille, ou des voisins. Un concert pour entendre votre musicien préféré. Le travail de la ferme peut être une part énorme de votre vie – mais, en fait, il n’est pas toute votre vie, même si parfois il semble en consommer une grande part. Organisez-vous pour passer un peu de votre temps à explorer les autres aspects de votre vie, qu’il s’agisse d’agriculture ou non. Ça n’a pas besoin d’être « spécial », mais cela aide si c’est amusant. (Pas de dentiste, s’il vous plait! Toutes nos excuses aux dentistes…)

Conseil no 4: SORTIR DE LA FERME

Cela est lié au conseil no 3, mais ça va un peu plus loin. À quand remonte la dernière fois où vous avez quitté la ferme pour plus de quelques heures? Quitté pour quelque chose qui n’était pas lié à la ferme ou à l’agriculture? Quelque chose d’amusant et de reposant? Et que vous aimeriez répéter encore? Espérons que ces souvenirs vous reviennent aisément. Sinon, il est grand temps de faire un plan pour vous éloigner un peu de la ferme. Il y a surement différents moments de l’année durant lesquels c’est moins facile à faire. Mais il y a toujours un temps de l’année où vous pouvez partir quelques jours pour faire quelque chose qui vous fera du bien. Et pour ceux qui insistent qu’ils ne peuvent absolument pas quitter la ferme – essayez de retourner en arrière – référez-vous à chaque parution de chaque article du Dimanche pour les soins personnels (Self Care Sunday) et des conseils que nous avons publiés jusqu’ici. (Vous POUVEZ quitter la ferme).

Conseil no 5: PRENDRE SOIN DE VOUS-MÊME

Prendre soin de soi-même, cela commence par « s’occuper » de soi-même. À vous rendre compte que vous n’êtes pas heureux. Que les choses qui vous rendaient heureux ne vous donnent plus de joie aujourd’hui. Que les relations que vous entreteniez avec d’autres ne vous servent – y compris les relations avec vous-même. Se rendre compte de tout cela et davantage, et comprendre que vous valez la peine de changer. Ces changements n’ont pas besoin d’être énormes; ils peuvent être de petites choses, comme faire votre lit chaque matin ou mettre la vaisselle du déjeuner DANS le lave-vaisselle ou dans l’évier, plutôt qu’à côté. Au cours du temps, les petits changements apportent de grands résultats. D’autre part, les changements que vous faites peuvent être grands – ça va, aussi! Ce qu’il y a de beau à prendre soin de vous-même est qu’il n’en dépend que de vous-même ou de la façon dont vous abordez l’idée et accomplissez les choses.

L’essentiel est que vous sachiez que vous valez la peine d’occuper la première place!

par Jess Campbell

On sait ce qu’est le stress, mais parfois faut-il en avoir davantage? La réponse peut vous surprendre…

Les agriculteurs connaissent bien le stress:
ce qu’il signifie;
quel effet il fait;
pourquoi il se produit.

Certes, on connaît moins bien comment gérer efficacement le stress pour qu’il reste gérable.

Croiriez-vous que la solution à la gestion du stress pourrait être plus de stress?

Ne quittez pas cet article tout de suite.

LE BIEN CONTRE LE MAL

La détresse est le stress auquel les agriculteurs peuvent faire face. Par définition, c’est la réaction humaine à tout changement perçu comme un défi ou une menace. Peu importe quel produit que vous cultivez ou quel type de bétail dont vous vous occupez, la détresse survient tous les jours; cela fait partie du travail.

Un palier sur le tracteur se détache.
Vos bovins traversent une clôture et entrent dans le champ d’un voisin qu’il vient de planter.
Toute votre famille tombe malade avec la même maladie mystérieuse qui met une porte tournante sur la salle de bain.
C’est la détresse.

Le stress positif «eustress», d’autre part, est la réponse naturelle de notre corps à quelque chose d’excitant ou d’anticipatoire.

Oui, votre cher vieux pick-up est mort, mais acheter un nouveau pick-up est amusant.
Votre partenaire est en train d’accoucher avec votre premier-né et vous conduisez très rapide à l’hôpital.
Vous avez enfin réservé une nuit dans une maison de campagne avec des amis.

Toutes ces situations vous feront probablement ressentir un certain niveau de l’eustress ou du « bon » stress. Vous vous sentez généralement plus léger, encore plus heureux; excité par ce qui se passe ou ce qui est à venir. Se concentrer vient plus facile afin que vous puissiez faire la tâche à accomplir. Dans l’ensemble, l’eustress vous fait généralement sentir assez bien.

UNE QUESTION D’ÉQUILIBRE

L’eustress vous revigore tandis que la détresse peut saper votre énergie au point d’épuisement.

Alors, comment éviter d’arriver à l’épuisement ?

En supposant que vous n’êtes pas déjà épuisé perpétuellement, essayez d’ajouter un peu d’eustress pour que votre journée ne soit pas complètement remplie de détresse.

Si vous n’êtes pas certain de ce que cela pourrait représenter, considérez ceci : l’eustress, par définition, a un effet bénéfique pour votre santé, votre motivation, votre performance et votre bien-être.

Que pourriez-vous mettre en place pour vous aider?

Couchez-vous plus tôt, même si c’est seulement 10 ou 15 minutes plus tôt.
Créez une liste de vos chansons préférées (c.-à-d. nostalgiques qui vous font sourire) et écoutez-les pendant que vous travaillez.
Arrêtez le tracteur, sortez de la cabine et tenez-vous à l’extérieur afin que vous puissiez respirer cinq respirations profondes d’air frais.
Appelez un ami ou votre partenaire juste pour entendre leur voix. Et la vôtre.

Comme vous voyez, équilibrer les types de stress dans votre vie ne doit pas être difficile. La clé est de faire ce qui fonctionne et se sent bien pour vous. Si vous êtes un couche-tard et vous êtes très productif après le coucher du soleil, peut-être vous n’aurez aucun avantage de vous coucher tôt (c’est choquant, mais pas mal).

En bref –

En tant qu’agriculteur, vous savez déjà ce qui ne va pas.

Alors, trouvez ce qui est bon et faites-en plus, même si c’est juste un peu plus.

par Jess Campbell

Dans nos vies occupées à la ferme, c’est facile d’oublier des jours comme la fête des pères.

Si vous l’avez oublié – aujourd’hui c’est la fête des pères.

Mais peut-être vous ne l’avez pas oublié. Peut-être vous avez oublié la fête des pères par accident ou par exprès car ce n’est pas une bonne journée pour vous. Si c’est vous, ce n’est pas grave.

Lorsqu’on fête ces journées – elles ne sont pas des jours fériés mais elles sont extraordinaires – il est important de se rappeler que ces journées extraordinaires peuvent être très difficiles pour beaucoup de gens.

Peut-être que votre père n’est pas dans votre vie parce que c’est nécessaire pour votre bien-être.

Peut-être que votre père n’est pas dans votre vie parce qu’il est décédé l’année dernière. Ou il y a 20 ans.

Peut-être avez-vous une relation tendue avec votre père et il est difficile de feindre de célébrer quelque chose que vous n’avez pas (c’est-à-dire un rapport digne des cartes de souhaits).

Peut-être que, pour une raison quelconque, vous n’avez jamais eu la possibilité de connaître votre père.

Quand vous avez un bon père et des enfants géniaux, la fête des pères est formidable et facile à célébrer, comme il se doit. Mais elle peut aussi ne pas être géniale.

Pas géniale parce que vous et votre femme avez essayé d’avoir un bébé pendant trois ans et vous avez toujours une chambre d’enfant inoccupée.

Pas géniale parce que votre enfant est décédé l’année dernière. Ou il y a 20 ans.

Pas géniale parce que vous avez une relation tendue avec votre enfant et vous préférez de ne pas célébrer quelque chose qui ne se sent pas digne de célébrer.

Pas géniale parce que, pour une raison quelconque, vous n’avez jamais eu la possibilité de connaître votre enfant.

Alors, en ce jour de fête paternelle – que faites-vous si la fête ne vous inclut pas?

Tout d’abord, quoi que vous pensiez de ce jour, c’est correct. Si vous vous sentez génial ou pas génial, ou quelque chose entre les deux – Tout. Va. Bien.

Si vous êtes inondé de messages de la fête des pères sur les medias sociaux – peut-être déconnectez-vous des medias sociaux pendant un certain temps. Contrairement à l’opinion populaire, le monde continuera de tourner si on se déconnecte de Twitter.

Si vous ne voulez pas vous déconnecter, alors socialisez. Envoyez un texte à quelqu’un que vous aimez. Ou mieux encore, téléphonez-lui ou même organiser de se rencontrer en personne!

Le but est d’exprimer vos sentiments et la méthode n’est pas importante.

Parfois, le mieux à faire est aussi le plus difficile.

Si vous êtes un enfant qui veut honorer son père… ou un père qui veut honorer son enfant… trouvez un moyen de le faire.

Donnez-leur un peu de temps et d’espace dans vos pensées aujourd’hui. Ne censurez pas vos émotions comme ces pensées remplissent votre esprit. Quoi qu’il vienne – laissez-le venir. Même si c’est seulement pendant une ou deux minutes. Une ou deux minutes suffissent, surtout si c’est douloureux.

Si aujourd’hui est un jour à célébrer, alors célébrez-le absolument.

Si vous ne voulez pas célébrer – ça va aussi.

par Jess Campbell

Savoir que vous « devriez » ressentir de la gratitude est très bien. Mais comment commencer, quand on a un million d’autres choses à faire?

Nous savons tous que la gratitude est une bonne chose, et une chose bonne pour nous. Vraisemblablement, vous êtes intéressé à poursuivre des choses que vous savez bonnes pour vous afin de pouvoir vivre votre mie au mieux, et tout cela.

Vous pouvez penser bien connaitre la gratitude, mais il y a toujours place à l’amélioration. Et tout en améliorant ou en augmentant votre niveau de gratitude – ce qui est déjà très bien, il est également bon de reconnaitre que tout le monde est différent. (Wow!)

Sauf que… peut-être que vous vous trouvez en train de considérer cette chose — la gratitude – sans vraiment savoir à quoi elle pourrait ressembler concrètement pour vous. Mais ce n’est pas grave.

Voici quelques façons de commencer à cultiver la gratitude. Que vous commenciez à peine, ou que vous soyez un praticien chevronné de la gratitude, ces conseils vous aideront à explorer ce qu’est la gratitude, et ce à quoi elle ressemble pour vous, ainsi que la façon de l’expérimenter dans votre vie.

S‘ENGAGER

Décider. Accomplir. Continuer. Lui passer une bague au doigt et l’épouser, car votre pratique de gratitude est seulement aussi profonde et significative que votre engagement envers elle. Peu importe ce que vous faites, ou que vous y croyiez ou pas, la pratique de la gratitude est de nature spirituelle. Elle vous demande de regarder simultanément à l’intérieur et à l’extérieur de vous-même, d’examiner vos valeurs et de décider de les défendre comme votre propre vérité. C’est spirituel, oui. Mais s’engager à pratiquer la gratitude est aussi très puissant.

SE RAPPELER 

Peu importe que vous l’écriviez, enregistriez une vidéo de vous en train d’en parler, ou enregistriez simplement votre voix qui dit pourquoi vous êtes reconnaissant, le geste d’enregistrer est ce qui compte en premier lieu. Beaucoup de gens ne sont pas à l’aise pour écrire; si c’est votre cas, n’écrivez pas. Trouvez un moyen que vous aimez et enregistrez votre raison d’être reconnaissant. Il n’existe pas de guide pratique de la reconnaissance. Qui va vous dire de prendre votre téléphone pour enregistrer une vidéo au lieu d’acheter un beau cahier et d’écrire votre expérience avec un stylo. (Bien que ce soit une autre excellente façon d’exprimer votre gratitude si c’est celle que vous préférez.)

CHOISIR UN MOMENT DE LA JOURNÉE

De préférence à la même heure de la journée, tous les jours. Ou bien, si vous êtes nouveau dans cette pratique et que cela vous énerve un peu (« Je dois faire ça tous les fours?! »), commencez par un ou deux jours. Ces jours-là, choisissez un moment qui fonctionne pour vous, comme avant d’aller au lit le soir, ou en buvant votre café du matin. Ce que vous cherchez à faire ici est de glisser votre pratique de gratitude à côté de quelque chose que vous êtes déjà en train de faire. C’est beaucoup moins lourd de cette façon, ce qui signifie que vous êtes beaucoup plus susceptible de vous y tenir. 

GOUTER LA CHOSE

Oh! le mot en F…

Les gens n’aiment pas ressentir des choses parce que la plupart du temps, ça fait mal. Plutôt très mal. Le plus drôle au sujet de choisir de ne pas sentir les choses, c’est que vous finissez par vous blesser beaucoup pire que vous ne le feriez si vous vous étiez arrêté à vos sentiments un peu. Puisque nous parlons de gratitude, ce que vous visez est de permettre à ce sentiment de reconnaissances de monter, et de le laisser faire ce qu’il va faire. Par exemple, pensez au sentiment que vous ressentez quand vous assistez à un beau lever de soleil le matin. Il pourrait vous faire sourire comme un imbécile; il pourrait vous faire pleurer. Il pourrait également ne rien vous faire ou ne rien vous faire sentir. Tout ça, c’est bon. L’idée est de permettre que cela se produise en premier lieu.

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Si toute cette idée de ressentir intentionnellement de la gratitude vous a fait paniquer — prenez un copain et demandez-lui si vous pouvez lui lire un texte sur ce qui vous fait éprouver de la reconnaissance, et sur comment vous vous sentez. Ensuite, vos copains pourront en faire autant à leur tour : vous dire de quoi ils sont reconnaissants et comment ils se sentent pour cela. Nous n’avons pas besoin d’entrer dans la connaissance de la façon dont les choses nous semblent plus faciles, et nous restons avec ces idées plus longtemps quand nous partageons avec un copain. Sachez seulement que cultiver plus de gratitude dans votre vie n’est pas différent. 

SOYEZ HUMAIN

Apprendre de nouvelles choses peut être difficile. Choisir de se sentir reconnaissant peut être difficile. La vie peut être dure. Permettez-vous d’être humain. Pratiquer la gratitude n’est pas un jeu ou une course ou une sorte de compétition. C’est destiné à vous apporter des sentiments positifs, et généralement à vous aider à vivre une vie plus heureuse. Mais nous avons tous des jours où rien ne va comme nous le voudrions, et le résultat final est que nous sommes grincheux au lieu de reconnaissants. C’est tout à fait normal. Même dire à haute voix, : « Je suis reconnaissant » cinq fois quand vous sentez quelque chose, peut vous sortir de toute émotion négative dans laquelle votre esprit essaie de vous enrouler. Vous voulez vous délecter du négatif? D’accord. Faites ça. Assurez-vous de revenir à la gratitude dès que vous vous sentirez à la hauteur. Parce que même si l’être humain est compliqué et désordonné — il est aussi incroyablement beau. La gratitude peut, et vous aidera à voir cette beauté, même lorsque vous ne la chercherez pas. La gratitude vous permet de voir, et de sentir le bien dans la vie. Alors, soyez gentil avec vous-même et cultivez une attitude de gratitude.

par Jess Campbell

Chaque jour, nous nous servons de notre cerveau, tout le temps, sans même y penser. Mais, qu’arriverait-il si nous y pensions, justement?

 Conscient/e.

Qui n’a jamais entendu ce terme? Mais plusieurs sont un peu confus sur sa signification – et ne sont certainement pas conscients du bien que peuvent faire même seulement quelques minutes de pleine conscience à leur vie.

Si vous n’en avez jamais entendu ce terme, sachez que la pleine conscience consiste simplement prendre conscience du moment présent. La plupart du temps, vous pensez probablement à ce qui s’est passé à la ferme hier, à ce qui va se passer plus tard aujourd’hui, et probablement à ce qui va se passer demain ou même la semaine prochaine. Surtout pendant cette période de l’année où beaucoup sont soit dans les champs pour la récolte, soit désireux que le travail commence. Ce n’est pas souvent que vous êtes en mesure d’être simplement présent dans le moment.

La pleine conscience peut aider à cela.

Avant que vous décriviez la pleine conscience comme « dippie hippie » ou comme une perte de temps, considérez ceci: des études ont montré que les participants qui pratiquaient la méditation de pleine conscience ont obtenu « un changement dans la concentration de la matière grise dans les régions du cerveau impliquées dans l’apprentissage et le processus de mémorisation, la régulation émotionnelle, le traitement autoréférentiel et la prise de perspective ».  Fondamentalement, la pleine conscience change votre cerveau pour le mieux. Qui ne voudrait pas de ça ?

En dehors des changements physiques du cerveau, la pleine conscience a également été liée à la diminution de la dépression, de l’anxiété, de la douleur et d’une foule d’autres maux émotionnels et physiques (comme la pression artérielle, la qualité du sommeil, la concentration et l’attention, etc.). Il existe également des preuves que « la pratique de méditation à long terme pourrait aider à préserver la structure du cerveau et la fonction du déclin progressif lié à l’âge », ce qui signifie qu’elle peut aider votre cerveau à ralentir son propre processus de vieillissement.

ll y a clairement des avantages à cultiver la pleine conscience dans votre vie quotidienne. Mais par où commencer ?      

Une des choses les plus fantastiques dans l’intégration de la pratique de pleine conscience, c’est que vous pouvez littéralement pratiquer n’importe où, à tout moment. Vous n’avez pas besoin d’arrêter ce que vous êtes en train de faire, de vous plonger tomber dans un fauteuil profond au milieu d’un champ et de murmurer hommm à vous-même pendant 20 minutes (bien que si vous êtes habitué à cela, continuez!). Nous avons déjà établi que la pleine conscience consiste à devenir plus conscient de ce qui se passe juste en face de nous. Commencer une pratique de pleine conscience, alors, signifie transformer ce concept en réalité.

La prochaine fois que vous serez sur votre tracteur, ou en train de traire les vaches, ou de conduire pour ramasser des morceaux ou, autrement dit, de vaquer à vos travaux, cherchez à attirer délibérément votre attention sur ce qui se passe autour de vous. Au lieu de laisser votre esprit errer dans le potentiel de ce qui pourrait arriver dans une heure, concentrez-vous sur ce qui se passe en ce moment en vous posant ces questions :

  • Quelle sensation j’aurais en touchant cette clé, le volant, cette vache, ce poulet, ce porc, la main de mon enfant ?
  • Que puis-je voir, entendre, sentir ou gouter?
  • Comment se sent mon corps en ce moment? Où suis-je tendu/e ? (Astuce: beaucoup d’entre nous détiennent inconsciemment de la tension dans la mâchoire et la gorge. Essayez de libérer cette tension maintenant en ouvrant et en fermant votre mâchoire à quelques reprises et en relaxant votre langue à l’intérieur de votre bouche.)

Voyez si vous pouvez réduire votre attention de cette façon à quelques reprises au cours de la journée. Une fois que vous serez en mesure de le faire de façon cohérente, vous pourrez commencer à penser à la prochaine étape dans la culture de la pleine conscience: la méditation.

Tout comme la pleine conscience, la méditation n’a pas besoin d’être difficile ou de prendre beaucoup de temps. Même pratiquer pendant une minute (oui, une minute!) peut vous être bénéfique.

Pour commencer, trouvez un endroit calme et confortable pour vous assoir ou vous allonger (bien que, si vous êtes enclin à vous endormir rapidement, il soit préférable de vous assoir). Fixez la minuterie de votre téléphone à une minute, fermez les yeux et concentrez-vous sur votre respiration au fur et à mesure que l’air entre et sort de votre corps. Si votre esprit erre ou vous vous trouvez à penser à plusieurs autres choses, sachez que c’est tout à fait normal et très commun au début de l’exercice de la méditation. Ramenez doucement votre attention à votre souffle. Quand votre minuterie sonne, c’est fini.

Il existe de nombreuses applications comme Insight TimerCalm et Headspace, qu’on peut télécharger gratuitement; elles vous aideront à apprendre à méditer et à développer votre pratique de la pleine conscience. Essayez donc, et voyez ce que vous ressentez. Si vous vous trouvez frustré/e, comprenez que la pleine conscience et la méditation est un long jeu; plus vous pratiquez, mieux vous réussirez. Et mieux vous vous sentirez.

par Jess Campbell

C’est inévitable: avec le travail de ferme vient le changement. Votre façon de voir le changement – positivement ou négativement – peut faire une différence remarquable.

En tant que fermier et qu’être humain, vous traverserez des saisons de changements au cours de votre vie – littéralement et symboliquement. Comment voir le changement? Avec un esprit ouvert, ou fermé? Le changement vous fait-il sentir l’espoir ou la haine? Ces termes peuvent sembler des extrêmes, mais tout comme l’expérience des humains change, peu de gens savent vraiment comment se donner une voie constructive.

Peu importe qu’il soit important ou minime, le changement peut ne pas nécessairement ajouter à votre niveau de stress et vous dérouter complètement. Voici quelques façons de prendre en main le changement de manière à ce qu’il vous soit profitable.

ACCEPTER LE CHANGEMENT COMME UN CADEAU

De même que vous pouvez créer des habitudes, des horaires, des routines qui semblent parfois prouver le contraire – le changement est inévitable. Un voisin que vous connaissez bien décide de déménager. Quelqu’un qui vous importe décède. Vous terminez avec succès des études post-secondaires. Un enfant nait dans votre famille et vous pouvez enfin voir la prochaine génération de fermiers pour votre entreprise – seulement pour réaliser, quelques années plus tard, que cet enfant ne veut rien savoir de devenir fermier.

Vous ne pouvez arrêter le changement de se produire, mais vous pouvez apprendre à l’accepter quand il vient. Une partie de cela consiste à comprendre que résister au changement est un sentiment tout à fait naturel et humain.

PATIENCE ET PASSIVITÉ – FAIRE LA DIFFÉRENCE

Le changement se produira, et il est totalement humain que vous ayez envie de vous y opposer (du moins pour un certain temps). Mais cela ne veut pas dire que vous deviez vous étendre par terre et laisser la vie vous passer dessus. Pratiquer la patience, quand on parle de changement, signifie comprendre qu’il faudra peut-être du temps pour vous ajuster à quel que soit le « nouveau normal » qui a été créé – et cela est bien.   

DONNEZ-VOUS LE TEMPS DE VOUS AJUSTER

Contrairement à ce qu’on pense souvent, vous n’avez pas besoin d’être en mode “ON” tout le temps, et surtout pas quand un changement se produit dans votre vie. Certaines personnes vont se blâmer elles-mêmes quand elles ne réussissent pas à s’ajuster automatiquement à une « nouvelle normalité ». Pourquoi ? Qui a dit que vous devez passer par-dessus un changement comme s’il ne s’était rien produit? Refuser de reconnaitre le changement et faire comme s’il n’existait pas n’aide personne, et encore moins vous-même. Donnes-vous une chance : comprendre qu’il n’y a pas de temps limité pour s’adapter; il est normal de prendre autant de temps que vous en avez besoin.

ÊTRE PRÉSENT

Certains changements se produisent tout d’un coup; d’autres arrivent lentement au cours du temps. Peu importe à quelle vitesse un changement survient dans votre vie, mettre l’accent sur ce qui est en face de vous peut vous aider à changer dans cet ajustement général. Par exemple, si votre animal de compagnie meurt, ne passez pas votre temps à vous demander quand vous arriverez à surmonter le choc (aussi, relire ci-avant DONNEZ-VOUS LE TEMPS DE VOUS AJUSTER). Au contraire, mettez l’accent sur les petits pas dans un processus plus vaste d’ajustement à un plus grand changement, comme vous défaire du collier de votre chien, de son tapis, de ses bols – mais seulement quand vous serez prêt/e.

ACCUEILLIR CES OCCASIONS D’APPRENDRE

Autrement dit, les échecs, ls faux départs, les glissements et tout ce que vous voudrez. Une partie de l’ajustement à une nouvelle normalité consiste à apprendre ce que vous pouvez / ne pouvez pas gérer, comment agir, et ce qui vous fait sentir bien. Ne vous jugez pas trop rapidement si vous essayez quelque chose et que cela ne fonctionne pas. Faites un pas en arrière, essayez encore, et donnez-vous une chance.

TROUVER L’HUMOUR

Il arrive souvent qu’on se trouve dans une situation où l’on ne sait pas s’il faut rire ou pleurer. Souvent, accepter le changement engendre des situations assez risibles. Si vous vous trouvez dans votre processus d’ajustement au changement, continuez et riez! Même si ce dont vous riez n’est pas quelque chose de « traditionnellement » risible, vous permettre de rire aidera à votre processus de changement. Trouver l’humour et le rire à ce sujet peut diminuer la pression, du moins pour un certain temps.

Voilà, ce sont quelques façons de vous aider à mieux comprendre le changement et à vous y adapter. En fait, composer avec le changement peut être facile pour une personne et presque impossible pour une autre. Si vous vous sentez complètement dépassé, et que vous vous croyez incapable de trouver une voie normale pour vous-même, veuillez consulter un professionnel, comme premier soignant, ou recourez à des soins de soins de santé mentale.

par Jess Campbell

Contrairement à l’opinion populaire, la peur de tout rater peut être à la fois nuisible et utile.

Tout le monde a connu «FOMO», la peur de tout rater, à un moment donné dans leur vie. Si vous ne l’avez pas connue, nous sommes au milieu de l’été et les chances de développer «FOMO» sont assez élevées. Il fait beau (d’habitude, selon votre lieu de résidence) et il y aura forcément des gens dans votre vie qui font des choses que vous ne faites pas, mais que vous aimeriez à faire, tels qu’ils voyagent, ils socialisent [IRL! (dans la réalité)], ils apprennent quelque chose de nouveau ou tout simplement ils ont le temps de faire ce qu’ils veulent, quand ils le veulent.

Les agriculteurs n’ont pas tous ce temps. Une longue fin de semaine n’existe pas. Et l’idée de prendre des vacances prolongées loin de la ferme peut sembler presque impossible. Sans parler de l’anxiété.

Bien sûr, les médias sociaux ont intensifié le «FOMO». Nous savons déjà que regarder les médias sociaux et taper deux fois sur cette photo « parfaite » de quelqu’un fait du canoë au coucher du soleil peut vous faire vous sentir mal et peut avoir un effet néfaste sur votre santé mentale.

Donc, la chose simple à faire serait d’éviter tous les situations qui peuvent causer le «FOMO» – non? Restez à la maison, restez seul et ne sortez jamais.

Ça a l’air super.

«FOMO» – EST-CE BON ?

Certains disent que la peur de tout rater peut vous inciter à réaliser les rêves et les objectifs que vous voulez pour vous-même. Vous voyez que les autres réalisent des choses similaires et au lieu de vous vous sentez mal à l’aise, vous vous sentez motivé à réussir.

Cependant, le truc c’est de savoir si ce que vous avez peur de rater est quelque chose que vous voulez réellement.

Vous aimez faire du canoë au coucher du soleil ?

Ou apprendre à griller un steak à la perfection ?

Ou acheter encore 100 acres ?

Il s’agit de savoir si la réalisation de ces choses améliorera votre vie dans le moment ou améliorera votre vie en général. Si vous sentez que c’est votre mission dans la vie d’en apprendre plus sur la façon de griller le boeuf de sorte que la viande tombe de l’os – allez apprendre cela.

Si vous voulez vraiment faire passer votre entreprise agricole à un niveau supérieur en présentant un plan d’achat à votre voisin qui pourrait vouloir vendre son exploitation au cours des cinq prochaines années – allez faire ça.

Si vous êtes sûr que votre vie sera incomplète à moins que vous testiez vos compétences de photographie dans un canoë au milieu d’un lac au coucher du soleil – allez-y. Si ça peut vous faire plaisir !

RALENTIR VOTRE «FOMO»

Quand on veut faire quelque chose ou dire quelque chose ou être quelqu’un pour toujours faire mieux que les voisins, les problèmes se présentent. La peur de tout rater suppose (surtout sur les médias sociaux) que ce que vous voyez est le scénario entier – mais ce n’est presque jamais le cas.

Est-ce que votre ami de Twitter vient d’acheter une autre parcelle de terrain pour agrandir sa ferme? Génial! Ce que vous ne savez pas, c’est que leur flux de trésorerie est à peine disponible et ça sera difficile pendant longtemps.

Votre voisin est-il revenu de deux semaines de vacances en Europe, loin de sa ferme? Merveilleux! Ce que vous ne savez pas, c’est qu’ils avaient besoin d’y aller parce qu’ils étaient au bord d’une dépression nerveuse.

Si vous désirez ce que quelqu’un d’autre semble d’avoir, essayez de prendre une profonde respiration et de regarder autour de votre situation actuelle. Vous avez le pouvoir de contrôler votre propre vie et c’est un pari sûr qu’il se passe des choses géniales que vous choisissez d’ignorer (même les petites choses, comme un souper à la mijoteuse prêt après vos travaux ou un ciel d’été calme, frais et étoilé).

Ce qui revient à FOMO est de comprendre pourquoi vous vous sentez comme vous ratez tout et de prendre les mesures pour atténuer ce sentiment. FOMO peut vous aider à suivre votre rêve – mais il peut aussi vous aider à réaliser que peut-être, toutes choses considérées, vous le vivez déjà.

Ça se résume à comprendre pourquoi vous vous sentez comme vous ratez tout et vous prenez des mesures pour atténuer ce sentiment. Le «FOMO» peut vous aider à suivre votre rêve – mais il peut aussi vous aider à réaliser que peut-être, tout bien considéré, vous vivez déjà votre rêve.

par Jess Campbell

Pourquoi vous occuper de quelque chose si « tendance » quand vous devez vous vouez votre temps à cultiver des céréales et à nourrir les animaux? Vous pourriez être étonné de voir combien un peu d’attention envers vous-même peut faire du bien.

Dessiner une bulle de savon

Allumer une chandelle

Recevoir un manucure et pédicure

Faire une sieste

Prendre une journée de congé

(Ah! C’est le dernier, pas vrai?)

Voilà quelques-unes des principales activités qui inondent le système Pinterest lorsque vous demandez de chercher des idées pour prendre soin de soi-même.  Pour une personne qui travaille de 9 à 5, qui dispose de peu de temps libre et d’un faible revenu, n’importe laquelle de ces activités apparait comme une façon fantastique de prendre soin de soi-même.

Mais qu’en est-il des fermiers?

Pas nécessairement.   

Le soin de soi n’est pas au premier rang de la liste de priorités de la plupart des fermiers, bien que le geste de s’occuper de soi ait été scientifiquement prouvé hautement bénéfique – certains disent qu’il n’est pas négociable. Le truc, avec le soin de soi, consiste à comprendre ce qui est et ce qui n’est pas, et comment cela peut travailler en votre faveur. Même quand vous venez de passer 14 heures sur un tracteur, et que tout ce que vous désirez est d’aller vous coucher. (Alerte! Aller au lit quand vous êtes fatigué, et non quand l’horloge dit qu’il en est l’heure – c’est prendre soin de soi!)

QU’EST-CE QUE LE SOIN PERSONNEL, EN FIN DE COMPTE?

Commençons par une réponse directe à la question du soin de soi et de ce que cela comprend. Prendre soin de soi signifie grosso modo s’engager dans des activités ou des exercices qui augmentent votre bien-être et réduisent votre tension.

Super!

Mais concrètement, qu’est-ce que cela veut dire?

Pensez-y en vous concentrant sur vous-même et sur ce que vous voulez. À quand remonte la dernière fois où vous avez fait cela – vous concentrer sur ce que vous vouliez, puis sur la poursuite de votre but à votre propre bénéfice? Probablement à assez loin dans le temps…

Pour les fermiers, un moyen de dissuasion majeur à pratiquer le soin de soi-même est qu’ils ont trop à faire, et trop d’autres personnes desquelles s’occuper. Ou trop d’animaux. Ou trop d’acres de terre. Si c’est votre cas, c’est ok. Mais comprenez bien que vous êtes en train de choisir de répondre à toutes les autres personnes, ou de répondre à toutes ces autres personnes avant vous-même.

Dure réalité, peut-être. Mais ça ne va pas mal.

En fait, il y a plusieurs types de soins personnels : physiques, émotifs, spirituels, sociaux, financiers, psychologiques, environnementaux, et professionnels.

Par exemple, considérez l’environnement de votre maison, votre voiture, ou même votre tracteur. Est-il en désordre et encombré, avec des reçus et des vêtements qui trainent partout, et la vaisselle d’hier encore sur la table? Le plancher de votre tracteur est-il couvert de verres à café et de déchets – depuis la dernière saison?

Vous pensez peut-être qu’on va vous dire de faire le ménage (et vous n’avez pas tort). Mais avant que vous commenciez à remplir le lave-vaisselle, prenez conscience de ce que vous ressentez d’être assis au milieu de ce désordre. Est-ce que circuler dans une maison sale ou monter dans un camion rempli de contenants de nourriture vous fait sentir « calme »? Est-ce que cela abaisse votre niveau de stress ou le fait monter?

Les fermiers connaissent suffisamment de stress dans leur vie, du stress dû aux choses qu’ils ne peuvent contrôler – et voici Mère Nature qui vous regarde… Peut-être qu’analyser l’idée que prendre le contrôle des choses que vous pouvez pourrait vous aider à maitriser votre stress pour les choses que vous ne pouvez changer.

POURQUOI PARLER DE « PRENDRE SOIN DE SOI ».

Si vous pouviez vivre plus longtemps, dans un corps plus sain, tout en jouissant de tous les aspects de votre vie – le feriez-vous? Heureusement, la réponse est oui. Prendre du temps pour vous faire du bien peut vous amener à cela, même si c’est à faibles doses. Avant longtemps, prendre le temps de vous concentrer sur vous-même aura le sens de « devenir plus productif et optimiste, avoir une humeur plus égale, et jouir d’une meilleure qualité de sommeil ».

À long terme, prendre soin de soi signifiera faire baisser votre pression artérielle (ainsi que d’autres indices liés à la santé comme le sucre et le cholestérol), avoir un cœur en meilleure santé, et vivre une vie plus équilibrée.

Ce que vous ferez pour prendre soin de vous-même n’a pas besoin de ressembler à toutes ces suggestions. Cela peut se résumer à porter attention à la façon dont vous vous sentez au cours de la journée, et prendre des mesures pour éliminer de votre esprit les sentiments de gêne, de culpabilité ou d’obligation, même pour seulement une heure. Cela peut paraitre impossible, mais avec un peu d’exercice, vous pouvez y arriver. 

Notre prochain article poursuivra l’exploration de ce sujet et suggèrera aux fermiers des manières concrètes de pratiquer le soin de soi. Jusque-là, sachez que quoi qu’il arrive à la ferme, il n’y a pas de ferme sans vous, le fermier.

Prendre soin de vous-même importe parce que vous êtes important.